06/03/2007

Sainte-Christine ?

Qui est SAINTE CHRISTINE ?
Christine 4a
                              
Nous vous présentons quatre représentations de Sainte Christine : 1 Représentée sur notre bannière (1930).2 Statue Musée du Chapitre XVème3 Icône étendard (2005)4 Statue réalisée au Sénégal (2006)

Sainte Christine et les archers

A ce jour les confréries d’archer placées sous la protection de Sainte Christine semblent être une particularité de la province du Hainaut.En plus de Soignies , on peut y ajouter une confrérie d’archers Sainte Christine à Mons et une à Beaumont. Pas une ne figure parmi les 266 sociétés affiliées à la fédération royale nationale des archers belges en 1933.SAINTE CHRISTINE, son histoireNous avons deux récits de son histoire, tous deux sont truffés de détails cruels sur son martyr. Légendes, exagérations et confusions sont très probables. La fête de Sainte Christine est le 24 juillet. SAINTE CHRISTINE, récit 1
Vierge et Martyre
(+ vers l'an 300)
Christine était une enfant de dix ans; cependant il ne fallut pas moins de trois tyrans successifs pour la faire mourir, car les deux premiers furent victimes de leur cruauté. Elle avait pour père un gouverneur romain, nommé Urbain, très attaché au culte des faux dieux. Christine, inspirée d'en haut, après avoir ouvert les yeux à la vraie foi, enleva toutes les idoles d'or et d'argent que son père adorait dans sa maison, les mit en pièces et les donna en aumône à de pauvres chrétiens. A cette nouvelle, la colère de son père ne connut pas de bornes; elle fut souffletée, fouettée, déchirée avec des griffes de fer.Au milieu de ces tortures, l'héroïque enfant conservait la paix de son âme et ramassait les morceaux de sa chair pour les présenter à son père dénaturé. Le supplice de la roue et celui du feu lui furent inoffensifs. Un ange vint ensuite dans la prison de Christine guérir ses plaies. Son père tenta un dernier effort; il la fit jeter dans le lac voisin avec une pierre au cou, mais un Ange la conduisit saine et sauve au rivage. Ce nouveau prodige irrita tellement le père barbare, que, le lendemain, on le trouva mort dans son lit.Un nouveau gouverneur fut l'héritier de sa cruauté; il fit coucher Christine dans un bassin d'huile bouillante mêlée de poix; mais elle fit le signe de la Croix sur elle et ne ressentit pas les atteintes de ce supplice. Après de nouvelles tortures, on la conduisit dans le temple d'Apollon; dès qu'elle y entra, l'idole se brisa en pièces, et le tyran tomba raide mort. Sur le coup, trois mille infidèles se convertirent à la vraie foi.

La courageuse martyre dut être présentée devant un troisième juge, qui eut à coeur de venger la honte et la mort de ses deux prédécesseurs. Il fit jeter la jeune martyre dans une fournaise ardente, où elle resta cinq jours sans en rien souffrir. Les bourreaux, à bout d'expédiant, la laissèrent en prison au milieu d'une quantité de vipères que ne lui firent aucun mal. On lui coupa la langue sans qu'elle perdît l'usage de la parole. Enfin, attachée à un poteau, elle fut percée de flèches.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950. Christine de Bolsène, récit 2 Jeune martyre originaire des environs de Bolsène en Toscane, confondue avec Christine de Tyr.Après avoir reçu le baptême, elle refuse d’offrir un sacrifice à une statue d’Apollon, brise les idoles d’or et d’argent et en distribue les débris aux pauvres. Son père, qui voulait la ramener de force au culte des dieux, la fait dévêtir et fouetter par ses esclaves, au point que ses chairs se détachaient de ses os, puis attacher à une roue qui se brisa, en blessant ou tuant les bourreaux.Enfermée dans une tour, elle est consolée par des anges qui lui apportent des fleurs et des fruits.Ses bourreaux lui passent la tête dans le trou d’une meule, la font monter dans une barque qu’ils chavirent dans le lac de Bolsène ; mais elle surnage miraculeusement en se cramponnant  à la meule qui, au lieu de s’enfoncer, flotte comme une bouée de sauvetage. Le Christ descend vers elle, lui tend la main et la fait ramener au rivage par l’archange Michel.Après la mort de son père, ses persécuteurs s’acharnent contre elle. On la plonge dans une chaudière d’huile bouillante, puis dans une fournaise ardente où elle reste  cinq jours, comme les trois jeunes Hébreux du Livre de Daniel en chantant avec les anges.Tous ces supplices restant inefficaces, elle est exposée à la morsure de serpents venimeux. On l’enferme en compagnie de deux vipères et de deux aspics qui ne lui font aucun mal, lèchent ses pieds, se suspendent à son cou, à ses seins.Le préfet lui fait alors arracher les mamelles, puis couper la langue : ce qui ne l’empêche pas de parler. Elle jette sa langue coupée au visage du juge qui aussitôt devint aveugle. Les flèches décochées contre elles se retournent contre les archers et leur percent la gorge.Il fallut, pour en venir à bout, lui fendre le crâne et lui retirer la cervelle avec une pince. Elle aurait supporté tous ces supplices à l’âge de 12 ans.Cette invraisemblable Passio, qui à force d’exagération ressemble à une parodie, a été fabriquée avec des éléments ramassés un peu partout dans les légendes de Sainte Barbe, Sainte Catherine, Sainte Ursule. Comme Barbe, elle est persécutée par son père qui la fait enfermer dans une tour ; Comme Catherine, elle est attachée à une roue qui se brise, comme Ursule, elle est percée de flèches. L’épisode de la meule qui surnage est aussi un lieu commun de l’hagiographie.Sa popularité est due à la situation de Bolsène, dont elle était la patronne, sur une route de pèlerinage. Les « Romieux » qui cheminaient, le bourdon à la main, vers la ville éternelle, ne manquaient pas de s’arrêter à Bolsène pour prier sur son tombeau.Iconographie : Ses attributs sont une meule, une roue, des tenailles et deux flèches, par allusion à ses nombreux supplices : plus rarement des serpents qui lui lèchent les pieds, un gril ou les flammes d’un bûcher. Suivant les dimensions de la meule, la sainte s’appuie sur elle ou la porte suspendue à son cou, comme collier de pierre. 

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Le jardin des Archers Sainte-Christine

Le jardin des archers de

La société Royale des

Archers Sainte-Christine

dite « le bon vouloir ».

 

L’année 2006 marque le 590 è anniversaire de cette compagnie d’archers.

En effet, c’est en 1416 que Guillaume IV de Bavière, comte de Hainaut, institua une compagnie d’archers à Soignies.

Au fil des ans, les privilèges des archers de Soignies furent confirmés par plusieurs souverains qui y apportèrent quelques légères modifications. Nous citerons Philippe le Bon en 1443, Charles le Téméraire en 1469, Maximilien d’Autriche en 1494 et enfin Philippe le Beau en 1503.

A cette époque, les archers possédaient leur jardin d’entraînement à proximité de la tour Willot. Cette compagnie bourgeoise remplissait un rôle défensif de Soignies, montait la garde et assurait le maintien de l’ordre lors des marchés et des processions. Les archers participèrent également à des concours dans de nombreuses villes.

Les techniques guerrières évoluant, l’arc devint désuet. La confrérie se mua progressivement en une société de délassement et de confraternité.

La ville de Soignies évolua également. Dès la seconde moitié du 17è siècle les tours et les remparts avaient perdu toute fonction défensive. Ces fortifications furent laissées à l’abandon.

La création vers 1820 d’un bras de chaussée contournant la ville entre la porte de Braine et la porte de Mons marqua la fin de leur site d’entraînement.

Les archers déménagèrent vers leur terrain actuel rue neuve. Le berceau actuel se situe donc sur les anciens terrés, le sommet de la levée de terre.

La maison des archers date approximativement de 1840 et n’a subit que très peu de transformations.

 

Aujourd’hui, fait remarquable, hormis les effets naturels du temps, le site est quasiment dans son état originel. Il s’agit pour commencer du jardin des archers, le berceau. C’est un véritable lieu de verdure au centre ville. Ce jardin, planté d’ifs et de buis centenaires, est le lieu d’entraînement des archers tous les samedi après-midi. La maison des archers se distingue par ses belles fenêtres contrées, sa corniche en pierre bleue locale et sa toiture à coyau et à croupes.

Organisée  en A.S.B.L., la société royale  des archers Sainte Christine dite « Le bon vouloir » est aujourd’hui la gardienne de ce site privilégié. En 2005, la ville de Soignies a débuté une série de travaux visant par conservation du site. Les archers disposent maintenant d’un premier berceau neuf.

Inscrite dans l’histoire de Soignies, la confrérie perpétue des traditions séculaires.

Les tirs du samedi après-midi sont publics, ce qui se manifeste par la porte ouverte du jardin. Outre la pratique du tir à l’arc, la confrérie s’est donnée pour but de conserver et révéler un patrimoine culturel. Ainsi le tir du roi (tir au papegay) donne lieu à un cortège des membres qui, accompagnés de leur drapeau et de leur icône porte étendard vont chercher le roi de l’année précédente.

2006 sera également l’année de la ré- introduction de la confrérie dans la procession du lundi de la pentecôte avec un uniforme conforme aux règles de 1418.

Lors d’évènements spéciaux tels les journées du patrimoine, la maison des archers se transforme en un mini musée présentant les témoignages historiques en notre possession.

Enfin, nous signalons aux personnes intéressées par la vie de notre confrérie que de nombreux témoignages de notre passé tels les colliers de roi, les statues de Sainte Christine, d’anciens arcs,…. Sont visibles au musée du chapitre ainsi qu’au musée du vieux cimetière.

Pascal  Cools

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